Des mots Pour Grand Dire 

 Karine Boom, Orthophoniste 

Blogue

Apprendre ses mots de vocabulaire

Publié le 30 mars 2017 à 20:40 Comments commentaires (1)

Apprendre ses mots de vocabulaire

 

Comment réaliser au mieux cette tâche répétitive ?

La répétition permettra la mémorisation de l’information et l’automatisation des stratégies de correction orthographique.

Cette tâche pourra servir de prétexte pour mieux faire comprendre à vos enfants ces stratégies d’apprenant privilégiées, et si possible d’utiliser l’ensemble des stratégies disponibles pour encore mieux favoriser l’intégration de ces connaissances orthographiques.

 

Quelques stratégies de l’apprenant (tirées de Antoine de la Garanderie)

Je ferme mes yeux et dans ma tête, je vois les lettres des mots écrits.

Je peux entendre dans ma tête les lettres des mots ou bien la séquence des sons qui le composent.

Mes mouvements accompagnent chacune des lettres ou des sons ou bien encore des syllabes de ce mot. J’utilise mon corps pour apprendre. Non, je ne suis pas hyperactif. C’est la meilleure façon pour moi d’apprendre et avec plaisir en plus, ce qui est très important. Note : J’ai souvent marché en lisant (oui, je sais ça fait penser à Belle de Disney mais je ne chantais pas !) en ajoutant des mouvements de la tête lorsqu’il s’agissait d’apprendre par cœur. Donc, s’il vous plait, ne vous inquiétez pas et laissez votre enfant bouger s’il est concentré sur la tâche qu’il doit réaliser.

Les trucs pour l’orthographe

- On lit le mot et on en profite pour développer ses connaissances sur le sens de ce mot ; expliquer ce que veut dire ce mot, verbaliser les liens entre ce mot et d’autres mots de la même catégorie, à quoi il sert, où on le trouve… Non seulement vous l’aidez à développer son vocabulaire, son lexique, mais ceci sera aussi très utile lorsqu’il se trouvera face à des homophones, donc des mots qui se disent de la même façon mais ne s’écrivent pas de la même façon, justement parce qu’ils ne veulent pas dire la même chose (ex. mais-met-m’est-mes)

- On cherche dans quelle catégorie grammaticale ce mot se trouve… très utile pour réaliser les accords entre les mots : il ne suffit pas de dire «ah oui c’est au pluriel, donc je mets un s». Non, parce que si c’est un verbe, au présent, je mettrai –ent ! On rappelle ici les stratégies de base pour trouver un déterminant, un nom, un verbe… car ces mots sont variables; ils varient en fonction des mots qui sont autour d’eux

- Ferme les yeux; je vois les syllabes de ce mot, j’entends les syllabes, je fais comme si je touchais les syllabes de ce mot.

- Relit le mot; mission «détective» : Je connais bien les sons que font ces lettres mais celles-ci changent. Ainsi, le son /an/ s’écrit parfois avec les lettres «an», parfois «en» ou «am, em». Le son /j/ parfois s’écrit avec la lettre «j» mais parfois avec la lettre «g»…oui mais ceci dépend aussi de la voyelle (et on rappelle la règle du «g dur» et du «g doux»). Donc, qu’est-ce que je dois retenir dans le mot « venter» ? Je dis les sons /v, an, t ,é/. Ici, je dois retenir que le /an/ s’écrit «en» et que le /é/ s’écrit «er», c’est un verbe non conjugué pour l’instant.

Je surligne le «en» ou je le dis dans ma tête…

- Je fais des liens avec des mots de la même famille – Le sens et la catégorie grammaticale :

Dans « venter», j’entends et je vois le mot «vent». Oui, on a vu que ça voulait dire qu’il y avait du vent. Ça n’a rien avoir avec « se vanter»

«Venter», c’est un verbe en «er» comme «jeter, manger…»

- Si c’est possible, pour m’aider à retenir une particularité d’un mot, je la dessine, je la raconte, je la mime…Ex. «ville» : à retenir les 2 «l». Dans une grande ville, il y a souvent des tours. Je les dessine avec les 2 «l»…

- Je relis le mot, je referme les yeux, j’utilise une de mes stratégies. Je segmente le mot en sons quand je me le dis dans ma tête. Je vois les lettres ou j’épelle les lettres ou je scande en rythme les lettres du mot

- J’écris ensuite le mot seul puis dans une courte phrase ; ce qui donne une occasion supplémentaire de revoir des notions de grammaire de base… sans doute même une de celles qui est à apprendre cette semaine. Je l’intègre ici et c’est ainsi que je l’assimile encore mieux!

Est-ce que lorsque vous écrivez, il se passe tout ça dans votre tête ? Même si vous n’en êtes pas conscient, vous faites tous ces liens. Mais vous avez aussi répété ces procédures, ce qui fait que vous avez intégré, assimilé l’information que le mot «éléphant» par exemple s’écrit avec les lettres «é, ph, an, t» donc vous ne passez plus par ces étapes conscientes.

Mais vous avez répété ces informations pour y arriver…

Alors si vous aidez votre enfant à faire ses devoirs et que malgré ces répétitions, les stratégies utilisées, vous remarquez que ce type d’information ne s’intègre pas, c’est qu’il présente probablement une problématique qui doit être évaluée par un professionnel reconnu.

Vous pouvez consulter la liste des orthophonistes sur le site de l’OOAQ.

Karine Boom, orthophoniste /Sur FB, Des mots Pour Grand Dire

 

Vous avez toute ma reconnaissance

Publié le 24 janvier 2017 à 11:15 Comments commentaires (0)

Magnifique! Partagez

Vous avez toute ma reconnaissance

Je dis souvent à mes enfants que je (et d'autres personnes de l'entourage) suis un guide pour eux mais qu'ils sont responsables de leur vie...C'est pareil dans mes interventions comme orthophoniste

Quand je lis cet article, je ne peux m'empêcher de repenser à un jeune homme que j'ai revu il y a quelques mois. Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois, il avait 3 ans et tout de suite ce fut la connexion. Je l'ai suivi en privé puis dans une école publique lorsqu'il est allé en classe de langage. Quel bonheur de le revoir si grand, si beau, si accompli ... Il travaillait fort pour finir son secondaire et avec sa grande détermination (ce qui caractérise pour moi souvent ces jeunes que j'appelle mes petites fourmis), il avait gagné assez de sous pour payer à sa mère et son frère un voyage à Disney. Lui et sa mère était tellement fiers de me le partager...

Et cet autre jeune dyspraxique que je suivais en privé et qui a tellement progressé grâce à la DNP. Lui complètement inintelligible à 4 ans, il avait même été capable de vendre des produits dans un marché. Très peu de personnes, de professionnels croyaient à l'efficacité de cette méthode d'intervention à l'époque; ça c'est mon rôle de guide

Mais avec des efforts constants et le soutien de ses parents , il a obtenu des résultats. Sa mère, qui venait comme elle le disait faire sa thérapie à elle, tellement on riait aussi ensemble ( pourtant je ne faisais pas encore de yoga du rire?!) s'investissait beaucoup et ce réel soutien a fait la différence. Donc même si je sais que ce n'est pas toujours évident d'emmener son enfant chez le spécialiste, sachez chers parents que je suis admirative de vos efforts.

http://www.journaldequebec.com/2017/01/21/diplome-malgre-les-embuches

Avant l'apprentissage formel de la lecture, quelles habiletés doit avoir un enfant ?

Publié le 24 janvier 2017 à 10:15 Comments commentaires (0)

Les habiletés qui doivent être présentes chez un enfant avant l’apprentissage même de la lecture et de l’écriture.

La lecture interactive d’histoire pour favoriser le développement de certaines de ces compétences.

Karine Boom, orthophoniste

Un fait avéré!

Déjà, il y a 26 ans lors de mes études universitaires, on nous l’enseignait. : «Les enfants qui présentent des difficultés de langage (oral) sont à plus haut risque de développer des difficultés en lecture et en écriture». Et la littérature est claire : «… même si leurs difficultés se sont résorbées avant leur entrée en maternelle»*

Ainsi, lors de l’évaluation en langage écrit, il n’est pas rare que des jeunes de 10 ans et plus présentent des troubles phonologiques résiduels. Exemple, quelques transformations de mots longs qui sont bien ancrées : «rinoféroce», c’est mignon à 3 ans mais à 11 ans ?! Parfois les parents sont tellement habitués à entendre leurs enfants parler d’une certaine façon qu’ils n’ont pas (eu) conscience de confusion évidente. Exemple, cette jeune fille de 10 ans qui assourdissait le phonème /v/. Ainsi, au lieu de dire «devant», elle disait «defant» mais personne ne l’avait remarqué…Même pas l’orthopédagogue, mais chacun son métier !

Prédire les difficultés avant l’apprentissage formel

Mais au-delà de certaines évidences puisque langage oral et langage écrit sont liés, quelles sont les habiletés dont l’enfant doit disposer pour évoluer de façon harmonieuse dans ce processus d’apprentissage du langage écrit.

*6 habiletés prédictives sont relevées et font généralement partie de l’évaluation du langage écrit :

-Les connaissances alphabétiques : identifier les lettres de l’alphabet puis en nommer quelques une.

-La conscience phonologique dont nous vous avons déjà parlé précédemment

- La dénomination rapide de lettre et chiffres, d’objets et de couleurs : nommer le plus vite possible des items connus. Le test DRA fait partie de quelques batteries d’évaluation afin de tester l’accès lexical car il est reconnu que certains élèves dyslexiques ont un temps de dénomination beaucoup plus long si comparé à une population normale.

- Écrire des lettres et son prénom

- La mémoire phonologique. Exemple : La capacité à répéter des séquences sans sens de 3, 4 et 5 syllabes.

La connaissance de l’écrit (ex. Les majuscule, les ponctuations…) et le traitement visuel sont d’autres compétences aussi très importants.

Concernant les habiletés langagières au préscolaire et en maternelle, les éducatrices en milieu de garde ainsi que l’encadrement familial et éducatif jouent un rôle prépondérant en préparant l’enfant à «entrer» dans l’écrit par les activités de stimulation de langage proposées et la qualité des interactions pendant la lecture. Toutes les composantes du langage seront à prioriser, à savoir aussi bien l’aspect phonologique que lexical, que les acquisitions syntaxiques, métacognitives ou pragmatique du langage. Ex. il est reconnu que plus l’enfant a un bon niveau lexical et plus son apprentissage de la lecture sera facilité. Il est donc essentiel de se tourner vers un professionnel reconnu pour son expertise dans le domaine langagier tel que l’orthophoniste en cas de doute.

Après la période d’éveil à l’écrit

Une fois le stade du décodage terminé, d’autres habiletés langagières feront l’objet d’intervention spécifique. En effet, dès le 2ème cycle du primaire, l’enfant doit comprendre ce qu’il lit et donc le vocabulaire, vocabulaire littéraire, les structures de phrase plus complexes, l’utilisation d’un langage hors communication réelle, déduire ou inférer des informations etc… Tous ces éléments sont souvent encore à travailler mais doivent se préparer bien avant l’entrée au primaire.

 

La lecture interactive, un moyen de remédier à quelques lacunes

Il s’agit d’un moyen de prévention efficace avant une éventuelle conclusion de trouble d’apprentissage et qui peut être utilisé dès que l’enfant est en âge d’écouter une histoire.

Faut-il être assis pour lire une histoire?

La lecture interactive permet de mettre en scène une histoire vivante. Il s’agit d’animer l’histoire pour la rendre motivante et libre d’échange. L’adulte ne questionne pas constamment mais plutôt fait des réflexions à voix haute sur ce qu’il comprend de l’histoire. Véritable activité de stimulation, la lecture du même livre sur plusieurs jours permet de développer :

- le vocabulaire sous plusieurs aspects : Ex. on mime, met le mot dans différents contextes…

- les habiletés de récit. Ex. On répond aux questions qui, pourquoi, comment, avant, après puis on reconstruit l’histoire dans nos mots

- les capacités d’inférence. Ex. On dit comment le personnage se sent. On fait des suppositions de l’endroit où il se trouve et on explique ces liens…

- la conscience de l’écrit. Ex. On explique ce que sont ces signes autres que les lettres et à quoi ils servent…

- la conscience phonologique. Ex. On retrouve le son «é» dans les mots dits, les mots qui riment etc

L’histoire lue avec cette approche est un moment d’apprentissage riche où toute la complexité du langage oral et écrit peut être dite…

* Les informations présentées ici sont tirées du livre « Difficultés de lecture et d’écriture» MC St Pierre, V Dalpé, P Lefebvre et C Giroux et de la formation de lecture partagée enrichie de Pascal Lefebvre ainsi que de notre pratique quotidienne avec les enfants.


 

 

La musique et la DNP au service des enfants avec des troubles d'apprentissage

Publié le 29 octobre 2016 à 14:50 Comments commentaires (0)

Une façon d’approcher les troubles dys-: la multimodalité

Cet article sert à faire des liens entre Mélodys, une remédiation cognitivo-musicale innovante (initiée par le Dr Michel Habib, neurologue, une orthophoniste Céline Commeiras et une enseignante en musique, Alice Dormoy. Site web : www.melodys.org pour plus d’infos) et la DNP ou dynamique naturelle de la parole créée par Madeleine Dunoyer (Site web : www.lajoiedeparler.ca)

 

Le cerveau des dys-

Au cours de ma dernière formation, voici ce que le Dr Habib nous mentionnait :

Les travaux d’imagerie cérébrale montrent que le cerveau des dys- présenterait un défaut de connectivité; cette dernière représentant si vous voulez plus simplement les liens des circuits neuronaux (de neurones qui transmettent les influx nerveux ou «commandes» du cerveau) entre différentes zones du cerveau. Ces circuits concernent les aspects phonologiques (les sons qui constituent les mots), attentionnel et de coordination sensorimotrice et rythmique. Le cerveau des enfants dys- présenterait donc des dysfonctionnements au niveau de toutes ces connexions mais différemment selon le type de dyslexie, par exemple, présentée.

Le cerveau des musiciens

À l’inverse, plusieurs études montrent que le cerveau du musicien présente plusieurs particularités dont des zones cervicales plus développées au niveau des aires auditives, sensorielles et motrices.

La pratique intermodale

La pratique de la musique de façon répétitive, intensive et inter-modalitaire (visuo-auditive-sensorimotrice) et rythmique aiderait les enfants dys- en ayant un effet sculptant sur leurs connexions intra cérébrales. Alliée à une thérapie orthophonique, elle aussi axée sur la rééducation des aspects séquentiels temporels mais aussi visuels, auditif et moteur en interrelation, ceci faciliterait la récupération fonctionnelle de certaines zones cérébrales endommagées ou stimulerait, en tous cas, des zones cérébrales impliquant le langage.

En sus de difficulté au niveau de la concentration et de la mémorisation, on note notamment que les enfants dys- ont de la difficulté à repérer les différences de durée entre les sons, à s’adapter au changement de tempo, à reproduire des séquences rythmiques, à saisir la différence entre des informations visuelles rapides et peu contrastées…

Ce sont également des enfants qui ont souvent des années de rééducation derrière eux et aborder leurs difficultés avec une autre approche permet à plusieurs de s’investir malgré tout. La musique permet aussi de faire un travail sur les émotions, le ressenti et par là enrichir le bagage lexical et favoriser les représentations mentales.

La dynamique naturelle de la parole, méthode multimodale

La DNP est une approche globale qui va également dans le sens de l’intermodalité puisque l’on passe de sons articulés, aux mouvements associés dans l’espace, au massage où l’aspect kinesthésique est plus présent…Dans ma pratique, je l’utilise très souvent avec les petits qui ont un retard ou troubles de langage mais pas seulement pour travailler la phonologie. Des petites phrases sont par exemple présentées avec des rythmes différents, chantées, dansées puis mémorisées selon un objectif précis (ex. le «je»). Avec les plus grands, le travail de conscience phonologique et de discrimination perceptive est supporté par un travail rythmique et gestuel et mis en lien avec la modalité visuelle (ex. «g dur - g doux», la lettre «g» fera /j/ sur le haut de mon soleil des voyelles mais fera /g/ tout en bas). La lecture peut se faire en rythme, la ponctuation mis en parallèle avec les pauses et silence d’une musique…

Quelques idées d’exercices pour vous parents d’enfants dys-

Alors parents, n’hésitez pas à lire en chantant chacun votre tour un paragraphe ou en lecture simultanée. Soyez juste cohérent dans vos pauses et allongement de rythmes. Mémorisez une des phrases et ajoutez-y des gestes.

Apprenez les mots de vocabulaire en changeant la hauteur de chacune des syllabes (aigu, médium ou grave), associez y un geste. Une hauteur peut aussi être associée à une syllabe du mot sur laquelle il faut être plus attentif en l’écrivant. Par exemple, pour apprendre l’orthographe du mot «éléphant», on pourrait garder la hauteur plus aigüe pour la syllabe «phant» et ainsi de suite, pour les autres mots de vocabulaire.

Amusez-vous! Laissez aller votre créativité

Karine Boom, orthophoniste

M.O.A.

N.B. Nous faisons maintenant partie du Réseau Mélodys.

 

 

 

Est-ce bon de faire répéter un enfant?

Publié le 8 décembre 2015 à 23:10 Comments commentaires (0)

Des parents sont venus me voir parce que leur enfant confondaient plusieurs sons entre eux. Par exemple, il disait «tè du teu» pour «c'est du feu»

En discutant avec eux des moyens à mettre en oeuvre pour résoudre ce problème, ils me disent que l' éducatrice en milieu de garde leur a dit de ne surtout pas le faire répéter ... Dans leur tête, cela s'est traduit par« on le laisse dire et on ne le corrige pas...»

Attention! Si effectivement il ne faut pas faire du «forcing» en demandant directement à l'enfant de reprendre ce que l'on a corrigé,

cela ne veut pas dire de ne pas redonner le bon modèle à votre enfant le plus souvent possible ...mais sans y mettre de pression

-Donc, redonner le bon modèle ex. en accentuant les sons confondus, en mettant de l'intonation (ex.  Samuel...ce que tu veux dire ...:« Ssssss è du Fffffffeu»;)

-ON LAISSE UN SILENCE...juste pour voir si l'enfant veut essayer à son tour:

S'il ne le fait pas, on le félicite de nous avoir écouté et regardé

Sinon, on l'accompagne dans ces essais! 

Formation ApiO ...utiliser votre ipad et les apps en traitement orthophonique

Publié le 21 avril 2015 à 19:10 Comments commentaires (1)

Formation super intéressante avant de me lancer dans cette nouvelle aventure avec mes cocos...

D'abord disposer d'un ipad d'au moins 32Go...plus de place pour les mises à jour régulière

Et pourquoi l'ipad ?Car l'environnement y est mieux contrôlé..Oui,j'imagine déjà  la situation qui ,c'est certain, les feraient bien rire si on tombait sur une madame disons un peu dénudée par exemple...

Ensuite, on nous explique  les différentes apps ,celles intégrées et celles à télécharger gratuitement ou pas, l'icloud,Siri (fantastique ce qui peut paraitre une bébelle est en fait un vrai moteur de recherche à qui on peut parler wouah!), les différents claviers,la reconnaissance vocale pour lire par exemple un livre dans l'ebook...Je n'ai pas sans doute pas tout intégré encore mais je suis certaine que Pascal répondra à mes questions si j'en ai plus tard.

Enfin, Géraldine, orthophoniste...pourquoi et comment utiliser l'ipad en orthophonie? Elle nous explique le modèle SAMR et ce qu'apporte principalement cet outil....Éviter de l'utiliser comme renforcement au départ mais comme un outil de travail qui permet la créativité (selon les app choisies), un meilleur ancrage des info (app qui permet de personnaliser le travail ou photo, vidéo de ce qui a été travaillé en séance), une rétroaction immédiate...

Une liste de plusieurs apps fermées et ouvertes est donnée. J'en connaissais plusieurs :Wordq et antidote, Quickvoice mais aussi isequences, mémo des mots,playhome store,chocolapps, l'escapadou,ludoschool,devine qui vient jouer, mémo des mots...

Géraldine en donne d'autres...

Je vous conseille d'aller jeter un oeil sur leur site et pourquoi pas de suivre leur formation pour parents ou personnes de 50 ans et plus.

www.formationapio.com 

Thérapie intensive de fluidité...même pour les adultes!

Publié le 17 avril 2015 à 16:50 Comments commentaires (1)

Dans ma pratique, j'ai cessé de travailler avec des personnes ayant des problèmes de parole , de fluidité.

Une des raisons, me concentrer sur seulement 3 domaines de pratique et donc de formation continue en lien avec ces problématiques: langage écrit, dyspraxie et trouble de langage,déglutition atypique.

Cela ne veut pas dire que je ne m' intéresse plus au bégaiement. Je connaissais l'AJBQ dont on parle dans le vidéo ci-joint mais pas que des adultes pouvaient aussi suivre une séance intensive de 6 jours pour pratiquer leur fluidité.

Et belle synchronicité, après avoir vu ce vidéo un de mes anciens patients adultes ,qui soit en dit en passant a fait d'énormes progrès ( belle parole au téléphone) , me rapelle parce qu'il souhaite encore s'améliorer ! Wouah, j'ai une belle recommandation à lui faire.

http://youtu.be/XGyRPuxN5P0

L'école Montessori et ses apports

Publié le 31 mars 2015 à 17:50 Comments commentaires (1)

http://www.montessori.fr/IMG/pdf/Comprendre_Montessori.pdf

Dans cet article, on résume la philosophie de la pédagogie de Maria Montessori... Nous sommes chanceux d'avoir à Trois-Rivières une école de ce type et pour y avoir mis ma plus jeune fille, je peux vous dire que tout ce qu'ils y apprennent est génial pour la suite de leur scolarité.

Bien sûr, une importance particulière est accordée à cette période sensible de 3 à 6 ans où le «apprends -moi à apprendre» et l'accomplissement des tâches avec les mains pour se concentrer est mis en avant. Chaque enfant développe son potentiel à son rythme sans compétition!

Mais en tant qu'orthophoniste, voici ce qui me rejoint le plus...Et ça fonctionne vraiment:


 - D'abord  c'est vrai, le calme qui règne dans une classe Montessori est hallucinant quand on pense qu'ils sont entre 20 et 30 enfants ...

oui mais on leur «apprend» par des jeux d'écoute, des jeux de silence...à contrôler par exemple leur déplacement dans la classe


-Ensuite, même si ce n'est pas un  des objectifs recherchés ,ces enfants apprennent assez vite à lire et écrire:

oui mais on leur donne à réaliser des apprentissages sensoriels avant . Exemple: des exercices de manipulation de petits objets pour la musculation et le contrôle des doigts. Avoir l'occasion d'apprendre séparément la forme des lettres avant d'avoir la maitrise motrice du geste avec crayon, apprendre le son des lettres avec les lettres rugueuses.

Ah nous y revoilà, on lui dit et répète le son de la graphie avant de lui apprendre les lettres alphabétiques.

Plus tard, viennent les mots de 3 lettres..les phonogrammes (ou graphies complexes..oi, on...)...


-Enfin le vocabulaire...ma fille y a développé une connaissance extraordinaire:

Oui mais on ne travaille pas seulement les réseaux sémantiques, on rend concret par des manipulations un mot, un concept. ex. Le mot «île» n'est pas seulement une image sur du papier mais «de l'argile dans des cuvettes peintes en bleu dans laquelle de l'eau est versée »

La conclusion: «Le matériel rend concret des concepts qui serviront de points de référence dans sa mémoire...pour clarifier les termes abstraits rencontrés lors de futurs apprentissages»...et ce que ce soit en mathématique, géométrie...

Pour ceux que cela intéresse, en page 62, une technique pour fabriquer des lettres rugueuses.

un vidéo:http://pontt.net/2015/03/comprendre-montessori/

L'expérience, ça ne s'achète pas...

Publié le 12 mars 2015 à 0:25 Comments commentaires (0)

Je viens de rencontrer une dame dont j'ai vu la fille il y a déjà 15 ans!

À cette époque à Trois-Rivières, j'étais la seule à recevoir la clientèle présentant des troubles d'articulation accompagnés de déglutition atypique.

Cela surprend souvent les gens qui doivent consulter en orthophonie après avoir été chez l'orthodontiste qui leur dit que  leur jeune présente ce type de problématique.

Pourquoi l'orthophoniste?

Je me décris souvent comme la «spécialiste de la langue» dans ce cas, car effectivement ici je vais vraiment m'occuper du placement de la langue qui exerce souvent une pression trop forte en avant ou latéralement sur les dents. De plus en plus de dentistes ou d'orthodontistes remarquent ces malpositions et réfèrent en orthophonie. Ouf, plus de cas comme il y a dix ans ou plus où le jeune arrivait dans mon bureau après avoir eu son traitement en orthodontie...Car si la langue poussait sur les dents et qu''on enlevait les broches, les dents se redéplaçaient malheureusement pas mal vite!

Mon travail d 'ailleurs ne se limite pas à la langue ...j'évalue également le rôle que jouent les sangles (comme des barrières) des lèvres et des joues

Et souvent après avoir mis le doigt sur de mauvaises habitudes à changer comme de se ronger les ongles, respirer bouche ouverte...je vais si nécessaire donner des premiers exercices pour travailler ces sangles.

Je les donne et les donnais déjà il ya plusieurs années puisque c'est de cela dont se souvient cette maman. On ne change pas une formule gagnante ! 

Aussi sachez que je suis admirative devant ces parents qui viennent le soir après leur travail pendant en moyenne 10 semaines et qui doivent supporter leur enfant pour qu'ils fassent leurs exercices au moins deux à trois fois par jour pour changer cette habitude...Je leur tire mon chapeau parce que je sais combien cela peut être exigeant. 

Karine Boom, orthophoniste







trouble du langage